Analyse 2007-09  

Certaines manifestations de violence provoquent l’émoi tant elles paraissent incompréhensibles. Cette analyse propose de s’interroger sur la place que l’on accorde à la violence dans notre société, puis d’en comprendre les ressorts et les enjeux, afin de pouvoir l’accompagner, en particulier dans l’éducation.


Le déni de la violence


Que dit-on de la violence dans notre société ? Elle a plutôt mauvaise presse. On pourrait même dire qu’il y a dans la société occidentale un déni de la violence. On part du principe que la violence, normalement, ne devrait pas exister. Une société civilisée devrait être une société pacifiée, où les gens sont tous « gentils », où la violence n’est jamais qu’un dérapage, quelque chose qui ne devrait pas avoir lieu. Voici quelques exemples.


Le premier exemple qui soutient la thèse de l’occultation de la violence concerne la prévention. Notre société fait de la prévention à tout propos : sécurité routière, santé, etc. Mais on peut s’interroger de manière critique pour savoir au nom de quelles conceptions de l’existence on élabore des stratégies de prévention, en particulier à propos de la violence. Toutes les démarches préventives s’appuient sur une conception de la vie dans laquelle, normalement, il ne devrait pas avoir de violence. On en est tellement persuadé qu’on en vient à développer des stratégies préventives pour éviter que la violence ne se manifeste. Et si elle se manifeste, c’est un échec de la prévention, et tout ceux qui sont contre la prévention utilisent cet argument pour montrer que la prévention ne sert à rien.


Il faut se demander quelle est la légitimité de cette conception de la vie, dans laquelle il ne devrait pas y avoir de violence. Cette conception est manifestement en porte à faux par rapport à la réalité dans laquelle on vit. La vraie vie, celle que l’on rencontre tous les jours, comporte de la violence, forte ou pas, spectaculaire ou non... Et la vraie vie, c’est de se confronter à cette violence.


On pourrait imaginer une autre forme de prévention ou d’éducation, qui apprendrait plutôt à vivre avec cette violence. Non pas une éducation pour être violent, mais pour amener les personnes a accepter que dans la vie il y a toujours de la violence.


Autre exemple : l’éducation des mÅ“urs. Les livres d’histoire montrent que jusqu’à la Renaissance, on vivait dans une culture de l’expression des besoins, et donc aussi de l’expression de la violence en nous. Les gens ne font pas ce qu’ils veulent mais la culture, les recommandations médicales et les autres traces de cette époque indiquent qu’il faut que ça sorte, que les besoins s’expriment. Par conséquent, la violence n’est pas loin et elle est tolérée dans une certaine mesure. A partir de la Renaissance se construit une nouvelle image de l’homme civilisé : ce n’est plus l’homme qui a le courage d’exprimer sa violence ou éventuellement ou sa joie, c’est au contraire celui qui est capable de se maîtriser. Aujourd’hui, l’homme occidental est un homme qui doit pouvoir être sous contrôle et capable de maîtriser ses émotions. On le voit dans toute une série de secteurs. Quand on enterre un proche, on ne tolère plus que très difficilement que la personne endeuillée se mette en scène, se mette à crier, à se rouler par terre... Il faut rester digne. On peut pleurer, mais dignement. Si un policier vous arrête suite à une infraction, vous devez être capable de rester maître de vous-même. Et dans l’éducation, c’est la même chose : si des parents mettent des contraintes à un enfant, il faudrait qu’en plus d’obéir, il dise encore merci... Pas question de se mettre en colère, sinon on l’envoie se calmer dans sa chambre. On ne se met pas en colère pour rien !


Ce modèle occidental de l’homme civilisé implique la disparition de tout excès. Et la violence a quelque chose à voir avec l’excès... Un homme normal est un homme qui se contrôle. De ce fait, ceux qui sont violents sont anormaux. Au tribunal, par exemple, face à des actes violents, la question est souvent de se demander si l’auteur de la violence n’est pas « fou », est responsable de ses actes


Dernier exemple. C’est sur le plan de la philosophie du droit ou philosophie politique. On peut montrer qu’aujourd’hui, c’est l’Etat qui a le monopole de la violence. Légalement, personne parmi nous ne peut exercer la violence, il n’y a que ceux qui sont désignés par l’Etat. Les forces de police, par exemple, peuvent légalement utiliser la violence. Tous les autres sont normalement dépossédés de ce droit ou de cette force. Dans ce cadre légal, la violence ne peut donc plus faire partie de la vie ordinaire, elle est monopolisée.
Ces exemples montrent que notre culture a du mal avec la violence et a tendance à la canaliser, à la cadrer, à l’effacer, à la faire disparaître. Une société aboutie devrait être pacifiée.


Pourtant, la violence est partout


A cette idée de déni de la violence, on pourrait opposer le fait que la violence est partout, qu’elle est montrée en spectacle à la télévision, au cinéma, dans la littérature, les bandes dessinées, etc. Il ne faut pas confondre la violence vécue et la violence mise en spectacle, celle que l’on regarde. On n’est pas dans le même registre. En outre, plus on regarde des spectacles violents et plus il faut montrer des choses terribles. Il y a comme un crescendo de la violence montrée. Plus on en voit et plus le spectacle devient banal... Il en faut donc plus pour émouvoir. C’est un mouvement sans fin. Mais à force de montrer la violence, on renforce le déni de la violence. On s’accoutume et ça finit par faire partie du décor. A force de voir de la violence à la télévision, on apprend à être passifs. Certaines personnes disent : « Je peux regarder n’importe quoi à la télévision, je m’en fous. Mais quand je vois deux personnes se bagarrer en rue, je suis tétanisé. Je ne sais que faire, comment intervenir ». C’est interpellant. Cela signifierait que plus on est dans le spectacle et moins on peut gérer la violence, moins on l’accepte dans la réalité de la vie de tous les jours. En tout cas, les deux ne doivent pas être confondus.


On peut aussi objecter que certaines personnes passent à l’acte, deviennent violentes en s’inspirant de ce qu’elles ont vu à la télévision. Ce serait donc la preuve que la débauche de violence montrée en spectacle produit de la violence réelle. Mais si le lien était aussi clair entre violence spectacle et violence réelle, pourquoi l’énorme majorité des personnes qui regardent des films violents ne deviennent-elles pas violentes ? La plus souvent, bien sûr, pour ces personnes qui passent à l’acte en s’inspirant de ce qu’elles ont vu à la télévision, le problème qui les amène à être violent est une souffrance qui les habite par ailleurs et qui les rend réceptives à ce qu’elles voient. Si des personnes s’inspirent de spectacles violents, c’est qu’elles n’arrivent pas à trouver dans la société des modèles de gestion de leur violence. Si je ne trouve que dans la télévision ce qui permet de mettre en scène ma violence, c’est que je n’ai trouvé nulle part ailleurs. On n’apprend plus à gérer la violence... Dans l’éducation, par exemple, apprend-on à un enfant à être « gentil » ou bien lui apprend-on à gérer sa violence et à l’exprimer ? Cela confirmerait le déni de la violence dans la société : on ne veut plus de violence, sinon sous la forme du spectacle qui rend passif.


Voilà peut-être la raison pour laquelle on organise tant de conférences, de colloques, etc. pour étudier la violence et pour voir comment la maîtriser, afin qu’elle disparaisse de la vie de tous les jours. Si tel est l’objectif, la démarche est vouée à l’échec. La violence sera toujours là.


Comment comprendre la violence ?


On peut essayer par une approche philosophique de mettre des mots sur des situations de violence, que l’on soit acteur ou victime de la violence. Si l’on s’interroge sur la violence ordinaire, dans le cadre d’une famille par exemple, on peut se demander dans quelles circonstances on la rencontre, quel sens on peut lui donner et quelles forme elle peut prendre.


Les occasions de violence


Si on prend une famille « standard », quelles sont les occasions qui font qu’un enfant ou un parent devient violent ? Prenons quelques exemples de violences ordinaires : un enfant peut devenir violent quand on lui pique son jouet ; quand un adolescent subit une frustration, quand on lui interdit quelque chose auquel soi-disant il aurait droit, il peut se mettre en colère et cela peut dégénérer ; un enfant unique de 3 ou 4 ans qui se retrouve soudain avec un petit frère ou une petite sÅ“ur peut avoir des désirs de mort envers le petit frère ou la petite sÅ“ur ; un enfant peut aussi être violent quand il n’a pas le sentiment d’être entendu ; quand des parents se séparent, l’enfant peut devenir violent envers un parent ou les deux, etc. Du côté des parents, qu’est-ce qui peut amener la violence ? On est fatigué, on en a marre et les enfants sont énervants au point qu’on explose. On a des problèmes de boulot. Il y a des gens qui disent : je suis au chômage pour le moment, j’ai perdu mon emploi alors, faut pas qu’on m’embête, et les enfants je ne les supporte plus... Autre source de violence : quand on n’est pas d’accord dans le couple sur les mêmes valeurs pour l’éducation. Des parents peuvent aussi avoir le sentiment d’être exploités par leurs enfants, particulièrement à l’adolescence, quand il faut sans arrêt les conduire à gauche et à droite. Ils ont l’impression de donner sans arrêt et de ne recevoir rien en retour. Il finissent par dire non, l’ado ne comprend pas et cela dégénère en violence. Certains parents explosent chaque fois que leurs enfants leur manquent de respect. D’autres parents deviennent violents quand ils ont peur pour leur enfant qui voudrait sortir, faire de la moto, etc. Ils n’en ont pas nécessairement conscience mais la peur peut les rendre violents.


Ces exemples montrent que la violence n’apparaît jamais gratuitement. Il y a toujours une cause qui amène quelqu’un a devenir violent. Sauf exception, il n’y a pas de personnes méchantes qui seraient violentes naturellement. On devient méchant, agressif, colérique quand on est en souffrance, d’une manière ou d’une autre. Subir un manque de respect, se sentir utilisé par l’autre, ne plus entendre l’autre, etc. ce sont toujours des situations de souffrance, d’échec. Dans ces circonstances, certaines personnes éprouvent le besoin d’exploser. Et on risque l’escalade de la violence.


Le sens de la violence


Peut-on donner du sens à la violence ? Donner du sens, cela ne veut pas dire justifier la violence, mais essayer de la comprendre. Si je suis violent, comment puis-je comprendre ce qui m’arrive chaque fois que j’explose ? Quand on parle avec des personnes violentes après l’orage, une fois qu’elles se sont défoulées, on se rend compte qu’elles ont été blessées au niveau de trois désirs fondamentaux. Tout être humain est porté par trois désirs de base.


Le premier est le désir de toute-puissance. On veut être à la hauteur de ce qu’on pense devoir être, dans les rôles qui paraissent importants. Les parents essaient par exemple d’être de bons parents. Si un enfant les met en échec dans ce désir-là, ils sont prêts à tout pour se défendre. Ils veulent restaurer leur toute-puissance (c’est moi qui ai raison), au prix parfois de l’acte violent : mettre l’enfant dehors, le frapper, etc. Le même phénomène peut se rencontrer dans le milieu professionnel de l’éducation. Liée au désir de toute-puissance, la tentation de l’innocence : si l’on est à la hauteur de ce qu’on croit devoir être, on est forcément irréprochable. Quand on est pris en défaut en tant que parent, on est blessé dans son désir de toute-puissance et on répond à l’enfant des choses du genre : « Ecoute, on l’a fait pour ton bien, on croyait vraiment bien faire, si tu nous l’avais dit on ne l’aurait pas fait ». On essaie ainsi de se disculper, de préserver sa part d’innocence. Les enfants font pareil. Quand on est touché dans le désir de toute-puissance, on est prêt à beaucoup pour se disculper : les mensonges, mais aussi pour certains la violence.


Le deuxième désir, lui aussi très fort, est le désir de fusion. En des termes moins forts, le désir de reconnaissance. On a tous besoin de se sentir reconnu, de se sentir proche des gens, de se sentir aimé, d’une manière ou d’une autre. Quand on travaille en équipe, on a besoin de se sentir reconnu par les collègues avec qui on travaille. On peut mettre en place deux types de stratégies. On réduit l’autre à soi, pour avoir le sentiment qu’on le connaît bien. On réduit l’autre à ce que l’on en ressent. Quand on dit d’une personne : « Celui-là, je ne le supporte pas, c’est un imbécile ! », on réduit au sentiment que l’on a. C’est la même chose quand on dit : « Elle est géniale ! », on réduit l’autre au sentiment d’émerveillement que l’on peut avoir en présence de cette personne. Cette attitude est normale, mais si l’on va trop loin dans cette démarche-là, on risque la violence. La deuxième chose que l’on fait pour réduire l’autre à soi, c’est de le réduire à ce que l’on en connaît. C’est particulièrement vrai dans le domaine professionnel de l’aide aux personnes. On a acquis toute une série d’outils pour décortiquer ce que les gens disent et du coup, on a l’impression de mieux connaître l’autre qu’il ne se connaît lui-même. « C’est un psychotique, il n’en est pas conscient mais moi je le sais. » L’autre n’est plus que ce qu’on en connaît. Du coup, il y a un rapport de force qui s’instaure, qui est source de violence. Quand l’autre n’est plus que ce que je connais de lui, le rapport n’est plus égalitaire. Quand on réduit l’autre à ce que l’on en ressent ou à ce que l’on en connaît, l’autre n’existe plus. Dans le désir de reconnaissance, la réduction de l’autre à soi risque de déraper en violence...


Après avoir réduit l’autre à soi, on essaie de se réduire à l’autre. On essaie d’être le prolongement de l’autre, d’être celui qui peut répondre à ses besoins. « Je suis celui qui répond à tes besoins, qui vient te sauver, t’aider, etc. » C’est particulièrement le cas des parents. Quel est ici le danger ? Prenons un exemple caricatural. Une femme se retrouve sans mari et se rabat sur ses enfants pour garder une raison de vivre. Pendant dix ou quinze ans, elle s’occupe de ses enfants. A force de n’être plus qu’une bonne mère qui s’occupe de ses enfants, qui est-elle quand les enfants ont grandi et partent faire leur vie ? Elle a construit son identité sur ce que les autres voulaient qu’elle soit. Et pour être ce que les enfants voulaient, elle a renoncé à ses propres désirs. Certaines personnes sont prêtes à aller très loin dans la déchéance de leurs désirs, simplement parce qu’elles ne vivent qu’à travers les yeux des autres.


Sans tomber dans ces extrêmes, quand je réduis l’autre à moi et que je me réduis à être ce que l’autre veut que je sois, quand cela fonctionne, on a vraiment le sentiment d’être proche de l’autre. On se comprend, on est sur la même longueur d’onde. Même plus besoin éventuellement de se parler. C’est le mythe de la fusion : on se reconnaît, on se connaît tellement qu’on n’a plus besoin de longs discours.


On essaie d’accomplir notre désir de fusion dans le couple, avec nos enfants et aussi dans le milieu professionnel. Et la violence intervient quand ce désir est mis en échec. Quand l’autre, tout à coup, ne répond plus à ce désir, vous ment, vous fait un coup tordu, bref vous échappe, certains sont prêts à utiliser la violence. La violence peut aller très loin dans un couple, par exemple, quand l’un des deux veut s’en aller et brise ainsi le rêve de fusion de l’autre.


Le troisième, c’est le désir que tout nous soit dû. On a tous en nous le désir qu’un minimum de choses nous soient dues. Si je travaille bien, il m’est du qu’on me dise merci. Si je suis fidèle, l’autre doit l’être aussi. Il m’est dû que mes enfants me disent merci. Il est dû à mon enfant de vivre un certain nombre d’années, c’est une évidence. De manière générale, on est tous portés par le désir qu’un peu de bonheur qui nous soit dû. Les parents qui perdent un enfant deviennent parfois très violents : « C’est dégueulasse ce qui arrive, je devais être un parent qui voit son enfant grandir, c’est la faute au médecin, c’est la faute au policier, etc. ».


Les formes de violences


Quand on est mis en échec dans un des trois désirs fondamentaux, comment s’exprime la violence ? Il y a trois types de violence. La première est simple : tu m’embêtes, j’attaque ; je suis en danger dans ce que je croyais être, je me défends. S’il n’y avait que cette forme de violence, elle serait toujours compréhensible. Le problème, c’est que beaucoup de personnes sont éduquées à être gentilles. On a besoin d’exploser mais on ravale son agressivité... jusqu’au jour où trop de violences ou de frustrations se sont accumulées. Alors, la personne n’arrive plus à se contrôler et explose en différé. C’est le deuxième type de violence : la violence différée, hors contexte. Tout à coup, quelqu’un prend une arme et tire dans la foule ; une maman égorge ses cinq enfants, etc. Cette violence paraît inexplicable, absurde, parce que rien ne s’est passé dans la minute qui précède. Dans la violence différée, la cause est très éloignée, parfois au point qu’on ne la connaît même plus. Dans le troisième type de violence, les gens sont tellement gentils qu’ils n’explosent jamais, même pas en différé. Alors, comment font-ils ? Ils retournent la violence contre eux-mêmes. Il y a toute une palette de comportements possibles. La première, c’est la culpabilité maladive. Un exemple simple : une mère de famille qui ne supporte plus ses enfants. Mais elle doit être une bonne mère, elle ne peut pas exploser en direct, ni en différé. Elle retourne donc la violence contre elle-même sous forme de culpabilité maladive. Au lieu de dire à son enfant : « Je te déteste, je n’en peux plus, tu me pourris la vie », elle se dit : « Quelle mère suis-je donc pour avoir un gamin pareil ? ». La deuxième forme de violence retournée contre soi, c’est la maladie psychosomatique : je me rends malade, je me détruis en tombant malade ou ayant des accidents. La troisième forme : les mutilations. C’était le cas d’une jeune fille qui se mutilait, qui se faisait à elle-même ce qu’elle aurait voulu faire à son père qui abusait d’elle. La dernière forme de violence retournée contre soi, c’est le suicide, suicide par violence et pas par dépression ou perte de sens.


La violence peut donc prendre toutes ces formes : la violence directe, visible tout de suite ; la violence en différé ; et la violence retournée contre soi.


En guise de conclusion


Si on empêche certaines personnes d’exprimer de la violence, cela peut produire des bombes à retardement. L’enjeu n’est donc pas de savoir comment faire pour empêcher la violence, mais comment permettre aux personnes d’exprimer cette violence en criant, en gueulant, en cassant. Avec une limite non négociable, qui est de ne pas exercer de violence physique sur les personnes. Si on casse de la vaisselle, si on insulte les gens, si on crie, c’est embêtant, mais c’est peut-être mieux que de rester « gentils ». Comment, dans notre culture, permet-on aux gens de dire qu’ils ne vont pas bien, surtout quand ils veulent l’énoncer en des termes violents ? « J’ai envie d’exploser, j’en ai marre ». C’est probablement à cause du fameux déni de la violence évoqué au début qu’on ne permet pas aux personnes d’exprimer leur mal-être en des termes violents [1] .

 



[1] Analyse rédigée par José Gérard au départ d’une conférence-débat animée par Jean-Michel Longneaux, professeur de philosophie aux Facultés de Namur, dans le cadre des Midis de la Famille organisés par l’échevinat de la famille de la commune d’Ixelles en partenariat avec diverses associations, dont Couples et Familles.

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